Un chiffre, une carrosserie racée, et derrière la vitrine, la promesse d’un plaisir automobile à la française. La DS5, encensée pour ses lignes audacieuses et son habitacle sophistiqué, cache pourtant des failles qui font tiquer bien des passionnés de conduite pure. Son apparence flatte, ses matériaux séduisent, mais quelques kilomètres suffisent à révéler ce que le style ne sauve pas toujours.
Derrière les chromes et les surpiqûres, plusieurs points techniques viennent ternir l’expérience. Les conducteurs attachés au comportement routier et à la fiabilité ne tardent pas à remarquer des faiblesses qu’un design réussi ne peut masquer. Entre soucis mécaniques persistants, électronique capricieuse et appétit d’ogre sur la consommation, certains découvrent vite que le rêve peut tourner court pour qui exige robustesse et sensations au volant.
Les soucis persistants de la Citroën DS5
La DS5 de Citroën s’est déclinée en plusieurs versions, mais les mêmes maux reviennent. Prenez la DS5 2.0 HDi : sous ses airs de baroudeuse rassurante, elle traîne des ennuis de FAP et de suspension hydraulique qui polluent l’expérience. Côté DS5 Hybrid4, c’est la batterie hybride qui donne du fil à retordre, sans parler de la transmission automatique qui multiplie les caprices. Quant à la DS5 1.6 THP, les témoignages s’accumulent sur la chaîne de distribution et le turbocompresseur, redoutés pour leur fragilité.
Pour y voir plus clair, voici un aperçu des problèmes qui reviennent le plus souvent selon le modèle :
| Modèle | Problèmes |
|---|---|
| DS5 2.0 HDi | FAP, suspension hydraulique |
| DS5 Hybrid4 | Batterie hybride, transmission automatique |
| DS5 1.6 THP | Chaîne de distribution, turbocompresseur |
Fiabilité des blocs moteurs et consommation
Le modèle BlueHDi 120 BVM6 So Chic n’est pas épargné : pannes à répétition, perte de puissance, et une consommation d’huile qui grimpe vite. Sur le BlueHDi 180, le volume de carburant englouti déçoit, surtout face aux promesses d’efficience affichées.
Des déboires électroniques qui s’ajoutent
L’électronique embarquée, censée faciliter la vie à bord, se montre parfois fantasque. Les défaillances informatiques se multiplient, venant s’ajouter aux pépins moteurs et alourdissant la facture d’entretien. Pour une voiture de ce rang, l’expérience laisse franchement à désirer, ce qui refroidit plus d’un amateur en quête de fiabilité.
Un design réussi… mais le plaisir de conduite n’y est pas
Lancée en 2011, la DS5 a voulu jouer sur plusieurs tableaux : berline premium, break stylé, crossover. Un pari osé, nourri par l’héritage de la DS originelle. Résultat : une silhouette qui attire les regards, une personnalité affirmée, et un intérieur qui flatte l’œil comme le toucher.
Mais sous le capot, la magie opère moins. Les moteurs, bien que variés, n’offrent pas le dynamisme attendu. Les versions BlueHDi déçoivent par leur fiabilité, avec des pannes moteur et une consommation d’huile qui agacent sur la durée. Même la DS5 Hybrid4, censée incarner la modernité écologique, se heurte à des batteries récalcitrantes et une boîte automatique peu coopérative.
Les retours d’essai sur route sont sans appel : la tenue de route laisse à désirer, la direction manque de précision, et les chiffres de consommation s’envolent dès qu’on sollicite un peu la mécanique. À cela s’ajoutent des bugs électroniques récurrents qui, dans un véhicule de ce standing, finissent par lasser.
En définitive, la DS5 n’a pas su transformer l’essai. Son allure avant-gardiste ne suffit pas à compenser les attentes déçues côté performances et fiabilité. L’écart entre la promesse et la réalité a laissé plus d’un passionné sur sa faim.
Des alternatives qui tiennent la route
Face aux limites de la DS5, plusieurs modèles concurrents méritent d’être regardés de près. La Volkswagen Passat, par exemple, jouit d’une réputation solide. Son moteur TDI affiche une sobriété exemplaire, la tenue de route rassure, et la dotation technologique place la barre haut pour qui cherche une berline premium fiable.
Autre option : la Renault Talisman. Avec ses lignes travaillées, son confort et son habitabilité généreuse, elle coche de nombreuses cases. Son système Multi-Sense permet d’adapter la conduite à ses envies, et les motorisations proposées se montrent plutôt mesurées à la pompe.
Du côté de la Peugeot 508, le style rencontre la performance. Son design incisif, son dynamisme sur route et ses moteurs BlueHDi performants en font un choix cohérent pour ceux qui ne veulent pas sacrifier le plaisir à l’efficacité.
Pour résumer les atouts de ces alternatives, il suffit de regarder ce que chacune met sur la table :
- Volkswagen Passat : fiabilité, performances, technologies embarquées
- Renault Talisman : design, confort, technologies avancées
- Peugeot 508 : esthétique moderne, dynamisme, consommation maîtrisée
Ceux qui restent attachés à l’esprit DS peuvent aussi se tourner vers les versions post-2015, comme la DS5 BlueHDi ou la DS5 2.0 HDi millésime récent, où l’on observe une nette progression côté mécanique et un effort réel pour corriger les erreurs du passé.
La DS5 continue d’attirer l’œil et d’alimenter les débats. Mais sur la route, là où tout se joue vraiment, le verdict reste sans appel : le style ne fait pas tout. Pour certains, la DS5 a manqué le coche ; pour d’autres, elle reste une héroïne au charme contrarié. À chacun d’en juger, clés en main.


