Jeux Vidéo : Test de SHIFT 2 Unleashed !

18 avril 2011

Quand on s’auto proclame «meilleur jeu de course automobile de l’année», mieux vaut ne pas décevoir le gamer pilote… Sport-cars.fr s’est chargé de le malmener sur sa PlayStation 3 et son PC.

Un an après la sortie de Shift premier du nom, Electronic Arts remet le couvert avec Shift 2 (original, non ?). Le but de ce nouvel opus est d’envoyer le joueur en totale immersion dans le monde de la course automobile. Et pour le coup, la superbe vidéo d’introduction remplit parfaitement son rôle.

Malheureusement, l’incompréhension prévaut dès que l’on «prend le volant» sur PS3. Même en utilisant le stick analogique de la manette, il est quasi impossible de placer sa voiture au centimètre (mètre ?) près sur la piste. Pour ceux qui préfèrent jouer avec la croix traditionnelle, oubliez tout de suite cette option, le jeu devient carrément injouable ! Même en ligne droite, il est très compliqué de rester sur la piste. Une espèce de flou artistique s’empare sans cesse de la direction et vous entraîne un coup à gauche, un coup à droite…

Vous pensiez faire un léger décalage sur la droite et vous voilà dans le mur comme si vous aviez braqué à fond. Bref, on revient vite fait au stick analogique et même si le comportement est un peu meilleur, ce n’est pas vraiment au niveau de ce que l’on pourrait espérer d’une simulation automobile. LE gros soucis reste ce manque de précision dans la direction et donc ce comportement de l’auto quasi inexplicable en entrée de virage.

Et la version PC ne fait pas mieux ! Le volant est victime d’un flou au point milieu et on se demande comment on va rouler droit… Aie. Et sur les premières voitures testées, on a un sous-virage terrible… Et la mise en survirage finit par un 360°. Re aie.

Puisque nous sommes dans les points négatifs, poursuivons avec l’IA. Les concurrents, eux, n’ont aucun soucis de direction (rageant même si on sait que c’est juste un ordinateur!) et surtout, ils n’hésitent pas à vous rentrer dedans pour rester sur leur trajectoire prédéfinie. Et hop, dans le bac à gravier ! Si par bonheur, vous ne faîtes qu’effleurer un mur, vous reviendrez en piste sans trop de dommages mais après avoir vécu quelques secondes irréelles en noir et blanc. Pourquoi ? Bah, on sait pas trop en fait… Sûrement pour donner un surcroit de réalisme au titre qui n’en manque pourtant pas en matière de gestion des dégâts.

Puisque nous avons fait le tour des défauts qui nous ont irrité, passons aux quelques qualités qui pourront séduire les moins exigeants d’entre vous…

Graphismes au point

En premier lieu, le moteur graphique a été sensiblement amélioré par rapport au premier volet de la série. Les circuits sont fidèles à la réalité et les voitures sont modélisées dans les moindres détails. Y compris à l’intérieur de l’habitacle où vous pourrez réellement vous prendre pour le pilote grâce à la nouvelle vue «casque». Ceux qui ont déjà piloté sur circuit retrouverons les secousses et vibrations qui perturbent parfois la vision. Il est aussi possible de tourner la tête vers la droite ou la gauche pour mieux appréhender son environnement.

A fond à Dijon !

Du côté des circuits, nous avons roulé avec bonheur sur celui de Dijon-Prenois ! Eh oui, on se serait presque pris pour Arnoux et Villeneuve à dévaler le fameux toboggan. Bathurst et Zolder font également parti de la longue liste de pistes présentes dans Shift 2. De Barcelone à Suzuka en passant par Laguna Seca, Monza ou en encore Spa, le pilote a de quoi voyager durant sa carrière. D’autant plus que certains circuits peuvent se pratiquer de nuit ou au coucher du soleil. On en oublierait presque qu’il n’y a aucune gestion de la météo dans ce jeu. Ce qui est bien dommage…

Pagani Huayra inside

Lorsque vous débutez le mode carrière de Shift 2, vous avez un but : disputer et remporter le championnat FIA GT1. Mais avant cela, il vous faudra grimper les échelons petit à petit au volant de bolides de plus en plus puissants. Des bolides que vous pouvez acheter grâce à l’argent remporté en course et améliorer par la suite. Oui, ça ressemble à du Gran Turismo mais on en reste loin en matière de possibilités offertes et donc, de durée de vie. Bref, on a quand même découvert avec bonheur une multitude de constructeurs présents et notamment certains plutôt rares dans les jeux vidéos comme Alpina, Gumpert et Radical. Les «classiques» Audi, Lamborghini, Porsche, BMW et Lotus sont bien sûr disponibles. Mais pas Ferrari. Ah, notons enfin que Shift 2 vous permettra de piloter pour la première fois une nouveauté de taille puisqu’il s’agit de la Pagani Huayra. Au total, une centaine de modèles pourront entrer dans votre garage virtuel. C’est déjà ça…

Note finale : 11/20

Les + :

- La vue casque innovante et bien réalisée

- La sonorité des moteurs particulièrement bien travaillée

- Belle brochette de circuits et bolides dont la Pagani Huayra

 

Les – :

- Le flou constant dans la direction… Plutôt embêtant pour une simulation de course automobile !

- L’impression de jouer à un Gran Turismo «low cost»

SHIFT 2 Unleashed

Disponible sur PS3, Xbox 360 et PC

 

 

Editeur : Electronic Arts

J-M Ortega (et Philou qui est d’accord avec El senior Ortega)

 

 

 

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