Essai : Hyundai Veloster.

3 septembre 2011

Il y a quelques années, on souriait discrètement à la vue d’une Hyundai. Manque d’image, performances quelconques et ligne au style parfois étrange. Les versions coupé n’attiraient pas vraiment le passionné de voitures de sport… Entre temps, la marque coréenne a pris le taureau par les cornes pour devenir le 4ème constructeur mondial (devant Ford). Pour y parvenir, Hyundai a mis en application son nouveau slogan (“New thinking, new possibilities”) dont le Veloster est une des illustrations.

Veloster : Un patchwork de style !

Essai Veloster 3Un zest de Mégane RS vu de dos, une pincée de calandre de DS4/DS3 saupoudrée de phares d’Aston Martin One-77… Les références ne manquent pas à la vue du Hyundai Veloster. Mais l’ensemble est original ! L’arrière est trapu avec sa double sortie centrale tandis que le profil change selon le côté où l’on se place. Si si c’est possible ! En effet, côté conducteur, le constructeur coréen propose un coupé, avec une seule porte pour accéder à bord alors que le passager avant verra dans son rétroviseur une poignée le suivre en permanence pour ouvrir la porte arrière !

Chaussé de pneus en 18 pouces, les jantes reprennent la couleur de la carrosserie comme sur le concept-car Veloster présenté au salon de Séoul en 2007. Il est d’ailleurs étonnant de voir à quel point la version de route est restée fidèle à celle initiale.

Veloster : Intérieur

Essai Veloster 24Le design intérieur a été soigné et on apprécie les poignées positionnées sur la console centrale. Notre version d’essai était “full options” avec camera de recul, climatisation automatique, cuir… mais la qualité de certains assemblages n’est pas encore au niveau des meilleures productions européennes (la Hyundai I40 SW fait mieux dans ce domaine.)

La dissymétrie, vue aussi sur la Mini Countryman, permet de préserver la ligne sur un côté. Et c’est tant mieux car l’accès côté conducteur aux places arrières n’est pas du tout ergonomique : assise du siège qui n’avance pas et dossier qui ne reprend pas sa place initiale après basculement. Les places arrières seront réservées à des adultes de moins de 1.80 m sauf s’ils tiennent à marquer de leur cuir chevelu le pavillon du Veloster.

Veloster : Performances / conduite

Essai Veloster 21Une fois bien calé dans les beaux sièges (le logo Veloster est écrit à l’aide d’une multitude de trous sur le dossier), il est facile de trouver une position de conduite idéale et d’apprécier le comportement de la Hyundai. Si la précision du train avant n’appelle aucun reproche particulier, il est surprenant, lors d’une inscription un peu sèche en épingle, de sentir le train arrière jouer un peu. Sans doute faudrait-il tester le Veloster avec une autre monte pneumatique. Mais l’ensemble est homogène et sûr.

Compilation de “Velocity” (vitesse) et “Roadster”, le Veloster semble avoir oublié un peu le premier point. Son unique moteur 1.6 GDI à injection directe développe 140 ch à 6 300 tr/mn et un couple haut perché de 166 Nm à 4 850 tr/mn. Conjugué à une boite aux rapports assez longs pour réduire les émissions de CO2, ce moteur peine à mouvoir le Veloster avec vigueur. Le 0-100 km/h est expédié officiellement en 9.7 secondes avec la boîte mécanique et 10.3 de la même unité avec la DCT 6. Cette dernière est très agréable : rapide, sans à-coups, avec commandes au volant, elle mérite le détour !

Attendre la vitesse maximale de 200 km/h nécessitera une certaine patience et pour dépasser il ne faut pas hésiter à rentrer un voire deux rapports pour obtenir une bonne relance et faire en sorte que l’expérience ne tourne pas en un remake du “salaire de la peur.” Si aucun diésel n’est prévu, il se pourrait que Hyundai n’en reste pas là et propose à l’avenir une motorisation plus performante (un 1.6 turbo est dans les cartons.)

Conclusion Veloster

Avec sa garantie de 5 ans (kilométrage illimité) et son tarif de départ de moins de 23 000 euros, le Veloster propose une solution originale. Toutefois, on aimerait un moteur plus en rapport avec le ramage !

J’AIME

Le concept 2 portes + 1

La boite DCT 6

Le rapport prix/équipement

La garantie 5 ans

J’AIME PAS

Le moteur trop creux

Le patchwork de style

La garde au toit aux places arrière.

BONUS !

Je vous conseille la vidéo de promotion qui explique pourquoi il est plus sécurisant de conduire un Véloster. C’est savoureux !

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4 commentaires

  1. franky

    Ce véhicule peut il être perçu comme un concurrent de la DS4 par son coté “faux” coupé “branché” ?
    Dans tous les cas les commerciaux de Hyundai devrait relire le dictionnaire pour decouvrir la vrai definition du mot roadster : “automobile à deux places, décapotable, traditionnellement sans fenêtres latérales”

    le coté décapotable du Veloster m’échappe un peu, question de génération ?

    Quel parcours depuis la Pony des années 90 !

  2. franky

    En regardant la pub je me pose une question. Les versions avec la conduite à droite ont elles 2 portes à gauche et une à droite ? ;)

  3. phortail

    Et oui Francky ! C’est bien ça.

  4. Essai Hyundai i30 CRDI : encore un peu… sur Agenda Automobile

    [...] du Véloster (voir ici), c’est au volant de la berline i30 que nous avons arpenté les routes de l’arrière pays [...]

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