Equipe France FFSA Circuit – Spa

11 juin 2009

Jean-Eric Vergne prend un abonnement au podium à Spa-Francorchamps

Jean-Eric Vergne, toujours en lice pour le titre© DPPI

Jean-Eric Vergne a rajouté deux podiums à son palmarès, le week-end dernier à Spa-Francorchamps à l’occasion de l’antépénultième rendez-vous de la Formula Renault 2.0 West European Cup. Le pilote de l’Equipe de France FFSA Circuit porte son total à sept podiums et reste en lice pour le titre malgré l’échappée belle de l’équipe Epsilon Euskadi.

Deux fois 4ème des qualifications de Spa-Francorchamps, Jean-Eric Vergne a progressé par deux fois en course. 2ème et 3ème sur le toboggan des Ardennes, le pilote de l’Equipe de France FFSA Circuit a incrémenté son capital points de 22 unités. Il revient à 19 longueurs du leader du championnat, Albert Costa, et reste en lice pour le titre qui se jouera dans les deux derniers meetings, à Valencia (Espagne) et Portimao (Portugal).

Spa-Francorchamps, 4-6 Juin 2009
Course 1 :
Qualifications : 4ème
Résultat : 2ème
Course 2 :
Qualifications : 4ème
Résultat : 3ème
Position au championnat :
2ème, 95 points

Vos deux derniers meetings se sont tous deux tenus à Spa-Francorchamps, en Eurocup Formula Renault 2.0 au début du mois de mai, puis en Formula Renault 2.0 WEC en juin. Il y a eu une progression des résultats avec deux podiums le week-end dernier. Etes-vous satisfait ?

Oui, je suis satisfait pour une bonne raison qui est que j’ai fait ce que j’ai pu. J’ai fait le minimum d’erreurs et globalement je ne pouvais pas espérer mieux étant donné les moyens qui sont les nôtres à l’heure actuelle. Notre déficit de performance est trop important par rapport à Epsilon Euskadi.

En qualifications, vous êtes un peu moins rapide qu’il a un mois alors que Costa suit la tendance inverse et que les performances des autres pilotes Epsilon Euskadi grimpent en flèche. La dynamique est clairement de leur côté…
Ils ont clairement trouvé quelque chose ! Le problème est que l’on ne sait pas vraiment quoi. A l’heure actuelle, je pense que l’on ne peut pas lutter.

Epsilon Euskadi et Albert Costa plus particulièrement, semblent intouchables en Formula Renault 2.0 WEC depuis Pau. A quatre courses de la fin de la saison, le titre est-il encore un objectif réaliste ?
Oui, c’est réalisable, il faut y croire ! On va essayer de trouver quelque chose, l’équipe de son côté et moi en piste. Je donne tout ce que je peux, mais il faut trouver une petite astuce technique pour faire la jonction avec nos adversaires.

Est-il facile de rester motivé et concentré sur ses objectifs ?
Je reste motivé… mais c’est assez douloureux à vivre, et vraiment pénible quand vous savez que vos chances de succès sont infimes.

Vous n’avez plus gagné depuis Barcelone, il y a deux mois. La victoire est-elle encore possible ?
Pour l’instant, sans un pépin ou une erreur du côté d’Epsilon Euskadi, la victoire est impossible… sauf s’il pleut ! Dans ces conditions, je suis certain d’avoir un avantage sur eux. J’ai remporté les trois courses que nous avons disputées sous la pluie, et j’étais également devant en qualifications.

A quatre courses de la fin du championnat, vous avez autant de points que l’année dernière en fin de championnat, et vous avez bien progressé avec 3 victoires et 7 podiums contre 3 podiums sur la totalité de la saison 2008. Est-ce un motif de satisfaction personnel ?
Non, pas du tout. Je trouve ça plutôt normal.

N’en demandez-vous pas trop dans une situation où l’adversaire à l’avantage technique ?
C’est vrai, j’ai bien progressé, et l’équipe également d’ailleurs, mais la frustration est grande. L’équipe fait un travail de fou, les mécaniciens passent des nuits blanches sur nos autos, les ingénieurs se creusent la tête pour trouver des solutions et les pilotes se donnent à fond en piste. Les acquis nous prouvent que nous avons progressé par rapport à l’année dernière, mais on est à huit dixièmes de seconde de notre rival direct ! Mon rôle est de soutenir l’équipe, de lui apporter des podiums à défaut de victoire et de ne pas commettre la moindre faute pour sauter sur la première occasion qui pourrait se présenter de faire mieux.

La finale du championnat se disputera sur l’Autodrome de l’Algarve. Pouvez-vous espérer faire la différence grâce à votre coup de volant sur un circuit inconnu de tous ?
Je vais apprendre le circuit de Portimao sur un simulateur, mais je ne pense pas que ça fera la différence. A notre niveau d’expérience, on apprend tous très rapidement un circuit. Et encore une fois s’il s’agissait de gagner un dixième de seconde, pourquoi pas, mais huit…

Share on Tumblr

Laisser un commentaire